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Vévé la Girafe

Ici, pas de filtre, pas de femme parfaite, pas de vie de rêve Insta, juste du vrai, de l'imparfait, du rire et du coeur !

Il y a un an...

Publié le 19 Mars 2020 par Vévé la Girafe in Etre une femme, Girafe, Maman flippe!, Femme active, Congé maternité

Il y a un an...

Il y a un an presque jour pour jour, c'était la fin de mon congé maternité et je reprenais le travail.
Mon bébé avait exactement 2 mois et 13 jours et c'était son premier jour de crèche complet de 7h30 à 18h30, soit 11 heures. J'avais peur.

J'avais peur car les nouvelles reçues avant ce jour n'auguraient rien de bon : poste splitté en 4, en gros je perdais 80% de mes missions et ma remplaçante de congé maternité, gardée en CDI reprenait la partie la plus importante stratégiquement parlant. L'angoisse.

Finalement, le 19 mars 2019, j'ai pris le chemin du boulot, la boule au ventre mais décidée à demander des explications pour reprendre dans de bonnes conditions. Quelle erreur ! Apparemment, on était mieux pendant mon absence, l'équipe s'entendait à merveille et je n'avais pas intérêt à faire perdre du temps à tout le monde avec mes états d'âme. Je n'ai rien compris puisque RIEN, ABSOLUMENT RIEN ne laissait présager ce revirement.

La suite a été encore pire. Il faut dire que les petits malins de ma hiérarchie m'ont attribuée l'intitulé de poste que j'avais demandé avant de partir, mais ni les tâches ni le niveau de responsabilité. Résultat : les collègues sans doute encouragés par la toxicité ambiante et l'effet de troupeau sans empathie, ont froidement décidé de m'exclure de manière insidieuse et de me qualifier de personne négative. Alors qu'avant mon congé maternité, je m'entendais très bien avec tout le monde.

Aujourd'hui, je suis partie de cette entreprise malveillante, qui a tout fait pour que je parte (ceci est une autre histoire que je raconterais une autre fois). En tous cas, c'était une décision difficile car j'adorais mon poste, avant. J'adorais me lever le matin, stimulée à l'idée d'aller au bureau, discuter, rigoler, lancer des idées, créer, réfléchir, tester, me planter puis me relever pour tester à nouveau. 

Je trouve triste que notre société en soit là aujourd'hui avec cette violence dans la façon de traiter les autres que ce soit dans la vie pro ou perso. J'espère que l'après confinement que nous vivons actuellement, annoncera des jours meilleurs où la solidarité, l'empathie seront des valeurs RÉELLEMENT partagées et appliquées et non pas de simples mots affichés sur la porte d'entrée pour faire bien (au lieu de faire du bien).

À bientôt !

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